Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du lundi 14 avril 2008
Intercommunalité

Grand Paris: «Il ne faut pas faire exploser la région Ile-de-France», estime Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement

Réagissant au rapport déposé par Philippe Dallier, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, maire des Pavillons-sous-Bois, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, organise ce lundi à Paris une «réunion de travail» où il a convié les principaux responsables locaux de droite concernés par le dossier de l'organisation des collectivités en Ile-de-France. Il rejette déjà les principales propositions du sénateur Dallier (voir ci-dessous nos informations du 7 avril dernier). Il ne faut «pas faire exploser la région Ile-de-France», répond-il au sénateur qui préconise la disparition de quatre départements (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Pour lui, interrogé par le "Journal du dimanche" (13/4), l’idée du sénateur Dallier est «séduisante a priori... mais elle apporterait plus de problèmes que de solutions. Un département unique au coeur de l'agglo concentrerait 6 millions d'habitants et 75% du PIB d'Ile-de-France. Une domination qui signerait la mort de la région [11,5 millions d'âmes]. Il ne s'agit pas de regrouper les puissants et les riches au centre et d'exclure les autres. D'ailleurs, les quatre départements en question ne veulent pas entendre parler de fusion.» Il propose de mettre en place «une structure légère de mission - sur de grands projets - pas une collectivité territoriale supplémentaire. Cette structure devrait disposer d'un grand conseil d'administration où siégeront l'Etat, la région, les départements, les communes. Dans une fusion en un seul département, il n’y a ni les communes, ni la région, ni l'Etat. Or, l'impulsion politique de l'Etat me semble indispensable, pour définir des opérations d'intérêt national, un droit dérogatoire et la spécificité de la région capitale.» Quant à un éventuel changement de mode de scrutin pour les élections régionales, auquel le Premier ministre s’est déclaré récemment favorable, le secrétaire d’Etat estime qu’aujourd’hui le mode de scrutin «conjugue à la fois la proportionnelle, deux tours, une prime majoritaire et des seuils: une usine à gaz illisible pour le citoyen et incompréhensible.» Pour lire l’entretien de Roger Karoutchi dans "Le Journal du dimanche", voir lien ci-dessous.c=http://www.u

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